Paris est histoire, d’abord. La grande, la petite aussi. Paris, où l’on a pris la Bastille, où l’on préfère mourir debout, au mur des Fédérés, que de vivre à genoux. Paris, la ville du baron Haussmann, capitale du « progrès », de l’Exposition universelle, de la tour Eiffel et du métropolitain. Paris des ouvriers, un certain mois de juin 1936. Et Paris la peur, la délation, les rafles. Paris la honte. Et puis, de nouveau, Paris est une fête. Paris swingue. Paris sur jazz. Et le joli mois de mai à Paris : Sorbonne occupée, barricades, grève générale.
Toutes ces images ont nourri le mythe. Mais celui-ci avait déjà revêtu de spectaculaires atours : Notre-Dame, le Louvre, les Invalides, la place de la Concorde, l’Arc de Triomphe, l’Opéra, le Sacré-Cœur sur la butte Montmartre…
Accumulations de strates, Paris est une ville tantôt gallo-romaine tantôt médiévale, classique, « Napoléon III », moderne ou résolument contemporaine.
Paris avance à grands pas. De bourgeoise, à l’ouest, et populaire, à l’est, la capitale reste « bourgeoise bohème » en son cœur. Paris est aussi la ville de ceux qui l’habitent, la traversent, y travaillent, y étudient, y sortent. L’animent, en un mot.
Et pour « partager », quoi de mieux qu’un bon vieux bistrot parisien ? Si, si, rassurez-vous, on en trouve encore, entre deux tables ouvertes sur le reste du monde, qu’on vous indique au passage, car on adore aussi le changement. Après cette introduction apéritive, ouvrez le guide : Paris est à vous.